

Auto-édition
Modéré
numérique
nombre de mots
note moyenne
chronique
Adèle est un personnage extrêmement touchant. Son regard d’enfant apporte une grande authenticité au récit. Les personnages adultes sont parfois révoltants mais ils servent parfaitement l’histoire et la dénonciation des violences et des silences familiaux.
L’ambiance est lourde, silencieuse et profondément mélancolique. Le contraste entre la douceur de la narration et la violence des situations crée une atmosphère très marquante qui renforce l’impact émotionnel du récit.
L’écriture est douce, délicate et empreinte d’innocence. Le choix du point de vue de l’enfant rend le texte encore plus bouleversant. L’autrice aborde des sujets très difficiles avec beaucoup de sensibilité et de pudeur.
L’intrigue repose davantage sur le vécu et l’évolution psychologique d’Adèle que sur l’action. Le récit explore les traumatismes, la violence et les mécanismes de survie psychique à travers son histoire.
La narration à la première personne permet une immersion totale dans les pensées et les émotions d’Adèle. On ressent profondément sa solitude, sa peur et son besoin de se réfugier dans son monde intérieur.
Le roman est cohérent dans son approche psychologique. Le développement des traumatismes, de la dissociation et des mécanismes de protection mentale est crédible et donne une grande force au récit.
La lecture est parfois difficile tant les thèmes abordés sont douloureux. Mais le livre reste profondément marquant et nécessaire. Il suscite beaucoup d’émotions et pousse à la réflexion.
Note finale