Il y a des livres qu’on lit… et d’autres qu’on traverse. La Fenêtre de Micky Tintounello fait clairement partie de la seconde catégorie.
Dès les premières pages, j’ai ressenti une forme de trouble diffus, difficile à nommer. Rien de spectaculaire, au contraire : tout est subtil, presque silencieux. Et pourtant, quelque chose s’installe. Une tension douce, persistante. Cette sensation que quelque chose n’est pas tout à fait à sa place — et qu’on va quand même continuer à regarder.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est cette manière qu’a le roman de capter l’attirance pour l’interdit. L’enfa