Thriller & Suspense & Contemporain
1ère de couverture de Changeurs-Tome 1
17 août 2024

Changeurs-Tome 1

Informations
Synopsis : Paul et Irène sont mariés depuis de nombreuses années et coulent des jours paisibles. Un heureux événement est sur le point de changer leurs vies. Ils vont avoir un bébé, un magnifique petit être né de leur union. Seule ombre au tableau : la sage-femme. Malgré sa gentillesse, sa bienveillance, quelque chose cloche chez elle. Paul le sent dans ses tripes. Et si… et si un monstre habitait cette femme qui a accouché leur fille ? Pourquoi cette entité s’est-elle rapprochée de leur famille ? Extrait : Laurent, l’homme qu’elle avait délogé de son corps sans préparation, avait lutté bec et ongles pour se maintenir et repousser son assaut. Elle avait bien failli échouer. Y repenser lui faisait froid dans le dos. Elle avait occupé des centaines de corps, vécu autant de vies, mais sans Victor, tout semblait plus compliqué. Laurent s’était débattu et lui avait infligé une attaque mentale qu’elle n’était pas près d’oublier, du moins jusqu’au prochain saut.
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La chronique de Shirley Talbot
Est-il possible de voler la vie de quelqu'un d'autre simplement en changeant de corps ?
C'est un thriller domestique organique et glaçant. L'arrivée d'un bébé bascule dans l'horreur quand une sage-femme mystérieuse s'immisce dans l'intimité d'un couple. Entre paranoïa et fantastique, on explore le vol d'identité à travers des entités capables de changer de corps. C’est un récit court, viscéral et addictif qui nous fait voir le foyer différemment, ici le foyer est un piège. L’angoisse nous poursuit.

⭐ Les notes en détail

Personnages

9/10

Le couple formé par Paul et Irène incarne la vulnérabilité du foyer, leur amour devenant le moteur d'une paranoïa étouffante. Face à eux, la sage-femme Mme Vaudable est une figure antagoniste glaciale : plus qu'un monstre, elle représente l'usurpation absolue. On fait face à l'impuissance humaine face à des entités millénaires, transformant chaque interaction banale en une lutte pour garder son identité.

Atmosphère

9/10

Le cocon familial qui devient un piège donne une atmosphère étouffante. On ressent le malaise organique, qui transforme la douceur d’une naissance en une paranoïa clinique. Le contraste entre le sanctuaire du foyer et l’intrusion glaciale de l’entité crée une tension viscérale. L’auteur, de part son écriture directe et chirurgicale rend l’invisible terrifiant : ici, l'horreur n'est pas ailleurs, elle est déjà chez vous.

Style d'écriture

9/10

L’auteur opte pour une écriture directe et visuelle. Il évite le superflu pour se concentrer sur l'efficacité : des phrases courtes, un rythme nerveux et un vocabulaire cru qui frappe l'imaginaire. Cette écriture sans filtre nous capte immédiatement, créant une immersion brute. C’est un style moderne, efficace et terriblement addictif.

Intrigue

9/10

L'intrigue s'ouvre sur une naissance, qui est le symbole de vie, qui devient, le vecteur d'une horreur millénaire. Le récit progresse via une paranoïa croissante : le père, Paul déchiffre les signes d'une usurpation d'identité terrifiante. Chaque événement clé, de la visite médicale au face-à-face final, resserre l'étau sur le couple. C’est crescendo dramatique qui transforme un drame intime en une lutte pour l'âme humaine.

Immersion

9/10

On est dans une immersion instantanée : l'auteur utilise le quotidien le plus intime pour y injecter un malaise viscéral. On devient le troisième membre de ce foyer assiégé, partageant chaque doute et chaque souffle court. Cette proximité forcée avec les personnages vulnérables, rend l'identification inévitable. On ne lit pas l'histoire, on la subit avec fascination jusqu'à la fin.

Cohérence

10/10

Sa force réside dans sa logique implacable : l'horreur n'est pas gratuite, elle découle d'une mythologie occulte aux règles strictes. Chaque interaction entre Paul, Irène et la sage-femme alimente une mécanique de précision où le doute devient une certitude tragique. Les relations, bien que tendues par le fantastique, restent ancrées dans une réalité psychologique crédible.

Plaisir

9/10

C’est une décharge d'adrénaline pure : on passe de l'empathie protectrice à une angoisse viscérale. Le plaisir de lecture naît de cette tension constante et du frisson de l'interdit qui s'immisce dans le sacré de la naissance. Nous sommes malmenés avec brio, offrant une expérience où l'on ressort aussi secoué que conquis par la force du récit.

Note finale

4.50
Publié le 16 février 2026

Évaluation de la chronique par l'auteur

✨ Excellent