Science-Fiction
1ère de couverture de Châteaux de sable
3 juil. 2026

Châteaux de sable

Informations
Entre 2025 et 2060, les catastrophes naturelles se sont multipliées, jusqu’à mettre le monde à genoux. Peu à peu, une évidence s’est imposée : partout sur Terre, certains individus sont capables de les déclencher. On les appelle les catalyseurs. Ils sont traversés par une force dont l’origine demeure incertaine, et que beaucoup attribuent à la Terre elle-même. Pour les États recomposés, ils sont des armes ou des abominations. Pour d’autres, ils incarnent une réponse. Léon est chargé de les traquer. Kaze est l’une d’entre eux, malgré elle. Nyeritea est entièrement dévouée à la mission qu’elle croit avoir reçue. Alors que les blocs s’effondrent et que la peur gagne du terrain, tous trois avancent vers une même question, celle que l’humanité n’a jamais su affronter : Jusqu’où peut-on forcer la Terre à se taire ?
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La chronique de Maureen Brasseur
4 étoiles sur 5 Intéressant mais juste pour la réflexion.
Je ressors de cette lecture avec un sentiment plutôt mitigé. Je suis entrée dans ce roman sans aucune information préalable, puisque les explications et éléments permettant de mieux comprendre l’histoire se trouvent à la fin. Et autant dire que j’ai été rapidement plongée dans le bain avec beaucoup de POV dès le début, même si ceux-ci se réduisent progressivement au fil du récit. Sur le papier, l’idée avait pourtant de quoi m’attirer : un futur profondément bouleversé par les événements climatiques, des pouvoirs mystérieux et, surtout, une réflexion autour de l’être humain et de ce qu’il emmagasine de plus sombre. Et c’est finalement cette dernière partie qui m’a le plus intéressée. J’ai beaucoup aimé la « morale » du roman, notamment cette réflexion sur toutes ces pensées, envies et émotions négatives que l’être humain accumule. Rémy Gounel utilise l’anticipation pour nous renvoyer directement à notre propre monde, à sa fragilité, à nos interactions avec les autres et à notre relation avec la planète. Et sur ce point, le roman donne vraiment matière à réfléchir. En revanche, j’ai rencontré plusieurs longueurs qui m’ont sortie de ma lecture à de nombreuses reprises. Certains passages m’ont donné cette sensation de tourner un peu en rond alors que j’attendais que l’intrigue avance davantage. J’ai également eu du mal à m’attacher aux personnages. Leur psychologie repose beaucoup sur leurs ressentis et leurs pensées, mais j’aurais aimé que leur vécu et leurs expériences permettent de mieux comprendre ce qui les a construits. Il m’a donc manqué cette petite accroche émotionnelle qui aurait pu rendre leurs parcours plus percutants. Et puis il y a les pouvoirs. Ils m’intriguaient énormément au départ. J’avais envie de comprendre leur origine, leur fonctionnement et surtout leur maîtrise. Mais plus j’avançais, moins cet aspect me captivait. Finalement, je me suis beaucoup plus intéressée à l’enjeu autour de la fin du monde et de ce qui menace l’humanité qu’à la découverte et à l’évolution des pouvoirs de nos héros. Une lecture qui ne m’a donc pas totalement embarquée, notamment à cause de ses longueurs et de personnages auxquels je n’ai pas réussi à m’attacher, mais qui m’aura malgré tout laissé une réflexion intéressante sur l’être humain, ses travers et la planète qu’il habite. Une lecture mitigée mais une réflexion qui, elle, mérite qu’on s’y attarde.

⭐ Les notes en détail

Personnages

6/10

Trop de POV dès le départ qui m'ont perdue

Atmosphère

7/10

Un peu de tension mais pas énormément

Style d'écriture

8/10

Une plume bien descriptive qui permet de visualiser les scènes

Intrigue

7/10

Intéressante mais pas assez développée

Immersion

8/10

La plume descriptive permet l'immersion mais les longueurs m'ont sorties de ma lecture

Cohérence

6/10

Entre le résumé et le récit en lui même, je trouve que la cohérence n'y est pas.

Plaisir

6/10

Malheureusement le fait qu'il y ait des longueurs, je ne revenais pas forcément avec plaisir.

Note finale

3.50
Publié le 13 octobre 2026