

éditions Ex Aequo
Aucun
numérique
13/09/2026
nombre de mots
note moyenne
chroniques
Le personnage de François/Mario est vraiment très intéressant. On sent toute la difficulté de jouer avec son identité profonde et de ne plus avoir d'élément stable auquel se raccrocher. Ce n'est pas un personnage lisse, il y a des rugosités chez cet homme là. L'auteur est parvenu à bien en faire prendre conscience le lecteur sans les pointer. C'est le récit qui amène les conclusions
L'atmosphère est vraiment bien décrite, le glauque est palpable à chaque page tout en restant hyper réaliste.
Le roman est très bien écrit. Le vocabulaire est recherché, il n'y a pas de répétition malaisante. L'introduction de références littéraires ou cinématographiques dans le récit ajoutait une touche particulière à l'ensemble. C'était une très bonne idée.
L'intrigue est hyper réaliste. On sent qu'il n'y a pas de volonté de choquer. J'ai pris la brutalité de certaines scènes comme une illustration parfaite et crédible de la brutalité du milieu dans lequel se déroule l'intrigue. J'ai été très intéressée par le parcours du personnage principal.
Si je pouvais mettre 11, je mettrais 11. Ce roman est hyper immersif. L'auteur joue avec les sens du lecteur. On ne voit pas seulement, on sent, on touche... Quand je disais plus haut que le glauque est palpable, c'est vraiment cela, c'est palpable.
Tout se tient de bout en bout. J'ai un peu regretté le passage trop rapide sur Marseille qui fait un peu l'effet "Superman" pour Mario qui règle tout en deux coups de cuillère à pot dans une ville où il n'avait a priori pas de réseau. Mais c'est un détail
J'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Je pense qu'il va rester dans le Top 10 de mes polars 2026
Note finale