

Le Lys Bleu Éditions
Modéré
numérique
nombre de mots
note moyenne
chronique
Le personnage de Caelia est bien construit, complexe mais nuancé et il évolue tout au long du roman. En revanche, les autres personnages ne sont pas assez développés à mon goût.
C'est le point fort de ce roman. On entre dans l'univers de l'autrice dès les premières pages et on a l'impression d'être dans un monde fantasy alors qu'aucun marqueur habituel n'est présent. C'est vraiment remarquable
La plume est très agréable à lire et très fluide. On voit parfois que la recherche de synonyme a été très active et vers la fin, ça pèse un peu lourd (les termes pour désigner Caelia dans les derniers chapitres ne sont pas en phase avec l'évolution du personnage, trop de "la petite")
L'intrigue était trépidante et suffisammment complexe pour être captivante. Vers +/- 70%, certains éléments sont malhabiles (la découverte de la vraie identité de Caelia par Harald et les réactions suscitée par celle-ci sont un exemple de manque de subtilité et d'approfondissement dans le traitement d'un point pourtant majeur de l'intrigue). Malgré ces maladresses, j'ai bien aimé l'histoire et j'ai envie de poursuivre
Comme expliqué dans le point atmosphère, l'immersion a été très rapide et totale. Les éléments un peu discordants m'ont fait sortir de cet univers par moment mais ça reste un roman très immersif.
Certains éléments ont parfois mis à mal la cohérence. Le plus important réside dans le plan de Caelia qui n'est pas vraiment compatible avec l'époque supposée. En effet, parler de mondialisation (ce n'est pas écrit comme ça mais on parle de "partout sur le globe" dans l'idée de créer une banque mondiale) dans un contexte où les gens savent à peine ce qu'il se passe à quelques kilomètres d'eux et n'imaginent certainement pas la rotondité de la terre, ça m'a semblé parfaitement farfelu.
J'ai bien aimé cette lecture assez atypique finalement
Note finale