Verity, un récit qui nous fait passer par toutes les émotions
Verity est une histoire juste incroyable. C’est simple, je suis passée par trop d’émotions différentes à la fois durant cette lecture. C’est hyper perturbant parce que ce livre mêle énormément de choses : dark romance dans une ambiance académia, science fiction et slow burn.
Au début de ma lecture j’ai été assez perturbé, les protagonistes principaux sont intelligents et manipulateurs et j’ai eu du mal à m’attacher à eux. La plume de l’autrice est très riche en vocabulaire, les phrases ne sont jamais de simples phrases, elles sont toutes ponctuées de métaphore, de comparaison toujours plus originale les unes que les autres et ça a pu me perdre parfois, une impression de trop plein. De plus l’écriture est souvent abstraite, philosophique, en introspection avec les personnages.
On est dans l’univers de l’intelligence artificielle, du numérique en expansion, des lignes de codes, etc… et c’est parfois extrêmement détaillés et Il y a des scènes qui m’ont complètement perdues (les scènes en cours notamment)
Le slow burn n’est pas du tout dérangeant au contraire mais ce qui m’a manqué c’est clairement les dialogues, j’en voulais plus. je pense que c’était voulu mais j’espérais sans cesse plus d’interactions entres les protagonistes principaux.
En dehors de ces points là, sans mentir j’ai adoré l’histoire. J’ai dévoré le livre en 3 jours et quand je ne le lisais pas, je ne faisais que penser à la suite. Il y a des concepts abordés dans l’histoire que j’ai adoré : la technologie de la dissociation émotionnelle que je trouve géniale, les théories du complot, le développement sur la réincarnation, les voyages astrales. J’ai apprécié le fait que certains récits des personnages faisait reflet d’une vision sur notre société actuelle et ses défaillances.
L’IA est un thème central du livre et pourtant je suis partagé, entre ses dangers et la manière incroyable dont elle s’unie a l’humanité au travers de personnage de Soléa. Malgré un depart compliqué avec elle parce que je l’a trouvais trop froide, insensible et robotique, j’ai fini par énormément m’attacher à elle sur la deuxième moitié de l’œuvre.
Emerys je suis mitigé, c’est un sadique complet qui jure que par le pouvoir, qui est détestable et horrible avec Barbara. De plus il fait de Soléa une obsession tellement malsaine, je trouve que sa vision envers elle qui bascule au moment où il est au bord de la mort est trop facile et pas suffisamment développé, de même que l’évolution de leur relation d’ailleurs, je trouve ça dommage. Il y a un je t’aime de la part des 2 et il arrive trop vite à mes yeux, on ne leur a pas laissé le temps qu’ils méritaient.
Je croyais Keran gentil, j’étais attaché à lui, au final il est aussi fou que Émerys voir plus encore vu qu’il est obsédé par la domination et le fait d’avoir sa place légitime dans la famille, je dois dire que je me suis complètement fait berné par ce personnage.
J’ai aimé les moments où l’histoire questionne l’importance des émotions humaines et le fait de ne pas les remplacer par des automates dépourvu de tout ce qui fait l’humanité autant l’amour que la haine, que la joie et la tristesse, je trouve à nouveau que Soléa représente bien cette idée la.
En bref j’ai adoré ce livre et j’ai littéralement besoin de la suite de toute urgence car je refuse de rester sur cette dernière page qui m’a laissé en plan totale !!
Je recommande ce livre a ceux qui aiment la science fiction car c’est quand même au coeur de l’histoire, ceux qui aiment la dark romance car les personnages sont souvent très crus. je recommande ce livre a ceux qui ont l’esprit ouvert sur notre société et les technologies qui s’y installent petit à petit, ou à ceux qui susceptible d’apprécier qu’on leur ouvre les yeux.
Publié le 28 octobre 2026