Biographie

Depuis 1992, L’Oie de Cravan offre des livres différents, beaux et peu onéreux, porteurs de poésie sous toutes ses formes où le texte entre en adéquation avec l’objet. Souvent inclassable, sa poésie est hybride et décloisonnée, vivante et étonnante, parfois trash mais toujours ciselée.
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adrien tournier
@adrien-tournier
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1ère de couverture de Histoire de ma gueule
5 sept. 2026
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Il y a la gueule et il y a le monde — la gueule qui tente d’y entrer, de s’y faire une place, de se le faire rentrer dedans, ce monde vaste et brutal et rempli à craquer de matière incisive et de matière douce, monde où la question du pays demeure béante, sans lieu où poser sa mémoire, son désir, ses langues. C’est à son seuil qu’Elissa Kayal fracasse l’histoire de sa gueule, histoire d’une parole trouée qui se cogne, se durcit, résiste et veut tout de ce monde : y aimer, y danser, s’en gorger jusqu’à l’excès malgré la violence de la guerre et des exils, et qui, dans cette collision même entre l’inconvénient de naître et la tentation d’être au monde, se découvre pour remède une « horrible envie de vivre ».
1ère de couverture de le temps des guêpes
5 sept. 2026
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Le temps des guêpes, c’est la saison des muses, c’est le tourbillon de la vie. Ce premier recueil de poésie de la musicienne et artiste visuelle Maud Evelyne conjugue la luxuriance des fins d’été à la piqûre ordinaire, douce et amère, des jours. Après avoir fabriqué d’excellents zines pendant de nombreuses années, celle qui « fait des chansons-poèmes en attendant la fin du monde, quelque part entre folk mélancolique et rock de chambre sixties », intègre maintenant le catalogue de L’Oie de Cravan avec une œuvre d’une expressivité crue, déroutante, où la poésie surréaliste et drôle ne craint pas de transgresser les registres tout en faisant foisonner les images.
1ère de couverture de Quand je ne dis rien je pense encore
21 janv. 2022
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Quand je ne dis rien je pense encore explore en poésie ces moments où la conversation s’interrompt et où les choses à dire restent en nous, parce qu’elles nous apparaissent trop incertaines ou trop particulières pour être partagées. Ces instants où ce qu’on pense se sépare de ce qu’on dit, où parfois notre visage dit des choses que nous préférerions garder pour nous, où il nous arrive de parler en retard. Entre ce qui se manifeste en nous-mêmes, ce que nous montrons et ce qui est perçu se créent des écarts, que nous tendons toujours plus à taire qu’à expliciter. Chacune, chacun, se retrouvera dans la fragilité de ces instants si rarements nommés.
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