Le roman Lire ou pâlir à sa vue propose une démarche singulière en adoptant un point de vue inhabituel : celui d’un livre devenu narrateur dans un futur proche. À travers ce dispositif, l’auteur construit une réflexion métatextuelle sur la place de la lecture dans une société dominée par les technologies.
Le choix de situer l’intrigue en 2050 n’est pas anodin. Il permet d’exagérer certaines tendances contemporaines — dépendance aux écrans, dématérialisation du savoir — pour mieux interroger notre présent. Le livre devient alors à la fois objet, sujet et témoin de sa propre disparition annoncé