Nasty Moon écrit avec les coins les plus reculés de son corps. Ses textes explorent le sexe comme terrain de vérité, la psychologie poussée jusqu'au point de rupture, et des arcs narratifs ancrés dans le réel pour faire naître la philosophie. Chaque personnage est un mécanisme sous tension. Chaque scène érotique est un argument. Chez elle, la philosophie ne se contemple pas — elle se subit, se grave, se prouve par la chair. Autodidacte et inclassable, elle construit ses romans comme des cathédrales piégées : une phrase posée au premier chapitre peut faire sauter le dernier et performer philosophiquement pour aboutir à un concept fiable. Alors, le mauvais sens pour le bon sens, le dégoût pour le bon goût, le désordre pour renouer l'ordre ou enfin... Le noire pour retrouver le plaisir d'une lueur. Ses livres ne sont jamais confortables car ils enseignent à balles réelles.