Roberto a quasiment vingt ans quand - en raison de son militantisme politique et à cause de quelques problèmes de santé - il rejoint son frère Piero à Grenoble pour se faire soigner. Dans cette ville, il devient ami d'un petit groupe de travailleurs italiens immigrés. Surpris par le climat insurrectionnel de Mai 68, il décide de s'unir à ceux qui veulent défendre la France du général De Gaulle et collaborer avec ceux qui agissent pour résister à la violence marxiste dans les facultés. Décidément, les « ritals », ceux de Cavanna, n'ont plus grand-chose en commun avec les Italiens venus à l'après-guerre. Car Roberto aime la France, même si celle-ci est assez différente de celle que lui avait tant vantée Berthe, sa mère. Elle aussi était née dans une famille d'émigrés en Tunisie, avant d'être rapatriée en Sicile. À travers ces récits, Roberto nous entraîne dans un cheminement d'intégration atypique et partage sa gratitude envers la France.