Mystère & Crime & Thriller & Suspense
1ère de couverture de La main au feu
28 mars 2026

La main au feu

Informations
François Dakowski, alias Mario Poletti, est flic. Infiltré dans les stups. Sous-couverture. Boxeur à ses heures… et de plus en plus étranger à lui-même. Avant Marseille, il y a eu Lille. Une opération sensible pour faire tomber des trafiquants américains, militaires au Shape (OTAN) en Belgique. Une immersion où les frontières du crime se brouillent. L’expérience laisse des traces. Il en est revenu marqué. Une relation brisée. Des certitudes fissurées. À Marseille, au cœur d’un trafic international, il s’approche très près du feu. Dealers, arrangements officieux, coups tordus. Trop près de ce que l’on ne regarde jamais en face. Les loyautés se délitent. Les masques tombent. Les corps aussi. "La main au feu" explore les zones grises du pouvoir, de la police et de la conscience. Jusqu’où peut-on aller sans perdre son âme ? Et que peut encore un homme lorsqu’il ne sait plus qui il est ?
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La chronique de Nelly Petit
Un roman qui ne laisse clairement pas indemne.
Avec La main au feu, Daniel Saint-Lary nous plonge dans un roman noir dense et immersif, où la frontière entre identité réelle et rôle joué devient de plus en plus fragile. On suit François Dakowski, policier infiltré, contraint de naviguer dans des milieux dangereux en adoptant une fausse identité. Très vite, le récit dépasse le simple cadre de l’enquête pour explorer la psychologie d’un homme en équilibre instable, tiraillé entre sa mission, ses émotions et les mensonges qu’il accumule. Cette dualité est sans doute l’un des points forts du roman : elle rend le personnage profondément humain et crédible. L’ambiance est sombre, presque oppressante, et parfaitement maîtrisée. L’auteur parvient à installer une tension constante, renforcée par des descriptions précises et une écriture à la fois directe et introspective. Certaines scènes, très visuelles, marquent durablement et participent à l’immersion totale du lecteur. L’intrigue, progressive et bien construite, s’appuie sur un univers réaliste et documenté, notamment sur le fonctionnement des infiltrations et des réseaux criminels. Cette crédibilité renforce l’impact du récit et donne au roman une vraie profondeur. Enfin, au-delà de l’aspect policier, le texte propose une réflexion intéressante sur l’identité,

⭐ Les notes en détail

Personnages

8/10

Des personnages complexes et ambivalents, notamment François Dakowski, dont la dualité entre flic et infiltré nourrit une évolution psychologique intense et crédible.

Atmosphère

8/10

Une ambiance sombre, immersive et parfois oppressante, où les milieux interlopes et la tension constante renforcent le réalisme du récit.

Style d'écriture

8/10

Une plume incisive et visuelle, mêlant réalisme cru et réflexions introspectives, qui capte l’attention dès les premières pages.

Intrigue

9/10

Une intrigue dense et progressive, rythmée par les dangers de l’infiltration et des rebondissements qui maintiennent une tension constante.

Immersion

8/10

L’immersion est totale grâce à la précision des détails et à l’intensité des scènes, plongeant le lecteur au cœur des missions et des dilemmes du héros.

Cohérence

9/10

Un récit solide et maîtrisé, où chaque élément s’imbrique logiquement malgré la complexité des enjeux et des identités.

Plaisir

9/10

Un roman prenant et addictif, qui procure un vrai plaisir de lecture malgré la dureté des thèmes abordés.

Note finale

4.00
Publié le 15 mai 2026

Évaluation de la chronique par l'auteur

✨ Excellent