Ce deuxième livre de Nicolas Bouveret est le miroir exact des trente chapitres de son premier ouvrage, Trop de pas assez : les mêmes scènes vécues ensemble, les mêmes routes nocturnes et les mêmes promesses éméchées, mais racontées par celle qui se taisait.
Marie reprend ici une parole que Joshua croyait tout entière sienne. On y comprend ses hésitations, ses résolutions, ce secret qu’elle a porté seule. Et cette volonté d’oublier, jusqu’à faire de l’oubli une manière de survivre.
Avec une ironie mordante, ce roman esquisse le portrait d’une femme devenue adulte trop vite, sans jamais cesser d’aimer cet intranquille qui refusait de grandir, et pourtant condamnée à vivre avec ce qui ne peut plus être réparé.
Jusqu’au jour où le hasard, cet éternel farceur, referme dans le couloir d’un même dernier refuge la distance que des décennies avaient creusée.