Jeune Adulte & Science-Fiction
1ère de couverture de Velmen
Extrait:
2 mars 2026

Velmen

Informations
Marseille, 2222. Tout s’effondre. David et Kristina Jovici n’ont que neuf et dix ans quand la maladie les frappe. Pour les sauver, leurs parents ont un dernier espoir : rejoindre la Zone Cinq, seul territoire libre et vivable de ce qui fut jadis la France. Mais leur fuite les jette dans un univers qu’ils ne connaissaient pas… Vaste Plaine, où chacun commence au bas de l’échelle et doit se battre pour grimper. En haut, écrasante et fascinante, trône Velmen, cité suspendue dans les airs. Un paradis que Kristina s’est juré d’atteindre. Pour survivre, il faudra respecter les règles et protéger ceux que l’on aime. Pour s’élever, il faudra peut-être les trahir. Que peut-on accepter au nom de ses rêves? Dans ce monde, il arrive que l’amour et la manipulation se confondent… D’autant plus que Kristina cache en elle un don qu’elle ne soupçonne pas, un pouvoir qui pourrait changer le destin de Velmen… Un roman d’apprentissage sur fond de dystopie, une réflexion sur la liberté.
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La chronique de Mélanie Khadir
Un roman plus ressenti que compris
Dès les premières pages, on comprend que l’histoire ne suivra pas une structure classique. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur très net, mais plutôt une succession de fragments qui finissent par former quelque chose d’organique. On avance par sensations, par scènes qui semblent parfois détachées les unes des autres, mais qui construisent peu à peu une cohérence plus émotionnelle que narrative. Ce choix de construction donne au roman une identité particulière. On peut facilement se sentir désorienté au début, surtout si on attend une intrigue clairement définie. Mais une fois qu’on accepte ce rythme, Velmen devient plus fluide, presque hypnotique par moments. Le livre ne force jamais le lecteur à suivre une direction précise : il propose, il laisse faire. Les personnages participent beaucoup à cette impression. Ils ne sont pas présentés de manière frontale ou exhaustive. On les découvre par bribes, à travers leurs réactions, leurs silences, ou des situations qui ne sont jamais totalement expliquées. Cela crée une proximité étrange : on a l’impression de les comprendre sans jamais vraiment pouvoir les cerner complètement. Ils restent en mouvement, comme le reste du récit. Le style d’écriture est globalement sobre, parfois très épuré. Il y a peu d’effets démonstratifs, peu de surcharge. À certains moments, cette simplicité renforce l’impact de certaines scènes, justement parce qu’elle laisse de la place au lecteur. Le texte ne surligne pas les émotions : il les suggère, ce qui peut les rendre plus marquantes. Ce qui ressort surtout après la lecture, c’est l’atmosphère générale du roman. Une sorte de mélange entre flou, mélancolie et tension discrète. Rien n’est jamais complètement explicite, mais tout semble chargé de sens potentiel. Et c’est là que le livre fonctionne le mieux : dans ce qu’il laisse en suspens. Ce n’est pas un roman qui cherche à plaire à tout le monde. Il demande une certaine disponibilité, une acceptation du non-dit et de l’inachevé. Mais pour un lecteur qui accepte ce principe, Velmen laisse une trace durable, moins comme une histoire racontée que comme une impression persistante.

⭐ Les notes en détail

Personnages

10/10

Atmosphère

10/10

Style d'écriture

10/10

Intrigue

10/10

Immersion

9/10

Cohérence

10/10

Plaisir

9/10

Note finale

5.00
Publié le 28 mai 2026