L’identité n’est qu’une erreur de syntaxe, une prothèse verbale que l’on lustre avec l’acharnement des captifs. Sous la dictature de la Sémantocratie, l’individu s'étiole en unité comptable, simple segment de texte coté à la Bourse des valeurs linguistiques.
Isaac Kyungu Banza Lesa livre ici l’autopsie d'une imposture : celle du « Moi » souverain. Entre grammatogenèse et enstance, il traque ce langage qui s'approprie l'éclair de la pensée pour en faire une propriété privée. Point de quête d’authenticité — ce dérisoire doudou métaphysique —, mais une déconstruction où, au terme de l'analyse, le sujet finit par s'effacer.
Un voyage au bout du signe. Jusqu’à la disparition.